Bois structurel, chanvre, paille compressée… Les matériaux biosourcés s'invitent progressivement dans le génie civil. Avantages, limites et perspectives.
Les matériaux biosourcés — bois, chanvre, paille, liège — présentent un bilan carbone nettement inférieur à celui des matériaux traditionnels, tout en offrant de bonnes performances thermiques, un atout précieux pour les constructions en zone de montagne soumises à de forts écarts de température.
Le bois structurel, en particulier, permet des systèmes constructifs légers et rapides à mettre en œuvre, bien adaptés aux contraintes d'accès des chantiers de montagne. Le béton de chanvre, quant à lui, offre une excellente régulation hygrométrique, limitant les risques de condensation.
Ces matériaux ont toutefois leurs limites : sensibilité à l'humidité si la mise en œuvre est mal maîtrisée, disponibilité locale parfois restreinte, et nécessité d'une main-d'œuvre formée à ces techniques spécifiques.
Intégrés avec discernement, en complément des matériaux traditionnels plutôt qu'en remplacement systématique, les matériaux biosourcés constituent une réponse crédible aux enjeux de durabilité du secteur de la construction, sans compromis sur la performance technique.